Humans

Exposition d’art contemporain urbain

Avec  Mahn Kloix, Maro One et Ose Cuttingart

Du 31 mai au 7 juillet 2017 sur RDV.

Vernissage le 31 mai à partir de 18h sur réservation
par mail : invitation@lappartement-marseille.com
ou en ligne (connectez-vous à votre compte si vous rencontrez des difficultés.)

Prix Quantité
Inscriptions 0,00€ (EUR)  

L’appartement a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition « Humans » qui présente trois « Jeunes talents » dont le travail mérite votre attention.

Tous les trois ont pris le parti d’une création artistique engagée et ils diffusent un message humaniste avec une grande subtilité.

Ose Cuttingart 

Ose est un artiste français né en 1984 à Paris. Il vit et travaille à Montpellier depuis 2008.

En 2010, la découverte du travail de Banksy et de ses pochoirs dans le livre « Wall and Piece » est une véritable révélation. Il se passionne alors pour cette forme d’art et d’expression et créée le collectif StreetCam afin de faire la promotion de cet art. Cela lui permis de rencontrer quelques grands noms du street art, et de peaufiner son style et sa technique.

Très minutieux et patient, il réalise des portraits très détaillés, chargés d’émotion grâce à une attention particulière et un travail énorme sur les regards. Comme beaucoup de pochoiristes, il découpe laborieusement ses matrices au scalpel. Il se concentre sur les expressions, les rides, les regards afin de raconter l’histoire d’une vie inscrite dans les sillons du visage, des mains, des yeux.

Depuis peu, il utilise ses pochoirs différemment. La toile est remplacée par des plaques de métal et la peinture en spray par des oxydes qui viennent ronger le métal. Un magnifique travail de rouille sélective se révèle alors.

Maro One

Maro one est un artiste né à Marseille en 1986. 

Il commence sa carrière par le graffiti en 1999, fasciné par les tags qui commencent à recouvrir les murs de la ville, les fresques et le message de sincérité que le mouvement renvoi.

Au cours de ses études d’art, il enrichit sa peinture de références historiques et développe son univers pictural. Il trouve son inspiration dans la peinture classique (Arcimboldo), et contemporaine (Jean-Michel Basquiat) mais aussi dans les cultures ethniques et hétéroclites de la société qui l’entoure.

Ses toiles sont le reflet d’un monde fantasmé, égalitaire, métissé et poétique mais aussi de ses ressentis plus personnel du moment. Il aime créer un cheminement et des histoires que le spectateur doit décrypter, mélangeant symboliques et références artistiques.

Mahn Kloix

Mahn Kloix est né à Paris en 1980. Il vit et travaille à Marseille depuis 2010.

Mahn Kloix a grandi au sein d’une famille de militants, portés par les grands combats de la gauche sociale. Et si l’activisme encarté plane au-dessus de sa tête, le jeune homme va, lui, choisir une voie sans parti, mais tout aussi engagée : la création artistique.

En 2003 il entre aux Gobelins, l’école de l’image, pour se frotter au graphisme et aux Arts appliqués, au cœur de classes envisagées comme de véritables ateliers de groupes. Le jeune artiste passe également une partie de ses études à Besançon : il y subit alors l’influence du Bauhaus puis de l’école suisse « épurée, froide et nette », ainsi que les esthétiques des grands affichistes allemands et russes. Steinlen, Cassandre, Loupot, Savignac l’inspirent et le dirigent irrémédiablement vers le format papier : « un des rares support de communication capable de traverser le temps. »

Au fil du temps, le graphiste cède lentement la place à l’artiste. Devenu Mahn Kloix, l’homme voyage, dessine, commence à s’afficher dans l’espace public. Installé à Marseille depuis 2010, il fait de la vieille cité historique sa ville de départ à l’exploration du bassin méditerranéen « politique et militant ».

Soutenu par le portraitiste Peter Hapak — reporter au Time Magazine —, vu dans les pages du quotidien La Marseillaise ou de Vice Grèce, le projet continue de s’amplifier : « mon exploration de ces « Contre-feux » internationaux, comme aimait à les nommer Pierre Bourdieu, n’en n’est qu’à ses prémices. Lanceurs d’alertes, réfugiés, activistes au sein de structures humanitaires ou Femens sont quelques-uns des fractures, combats et engagements promis à tenir l’affiche à l’avenir dans mon travail » confie l’artiste.

Biographie rédigée par Théophile Pillault.